Questions-Réponses

D’après différentes recherches conduites en France (notamment dans l’Aude mais aussi en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, etc.) et au niveau international, la présence d’éoliennes n’est pas un facteur significatif impactant le prix au m2 ainsi que de dynamisme des constructions. Cela vaut pour les biens proches des parcs éoliens comme pour ceux ayant une vue sur des éoliennes.

Oui. Le balisage des éoliennes la nuit et le jour est obligatoire pour des raisons de sécurité aéronautiques (arrêté du 13 novembre 2009). Ce balisage est effectué de jour par des feux à éclats blancs et de nuit par des feux à éclats rouges d’intensité moins forte. Aujourd’hui, la réglementation française n’autorise pas encore la modulation de l’intensité lumineuse en fonction de la visibilité. Conscients de cette problématique, un dialogue est d’ailleurs en cours entre les professionnels de l’éolien et le ministère pour faire évoluer cette réglementation, celle-ci étant plus contraignante que la réglementation internationale.

Des études ont été faites à proximité de parcs éoliens en fonctionnement ; les résultats des observations montrent que le comportement et la répartition du gibier sont quasiment identiques avec ou sans éolienne. L’impact le plus important est pendant la phase de chantier durant laquelle l’activité de chasse peut être perturbée. Des mesures sont mises en place en concertation avec les chasseurs pour pallier la perte d’activité cynégétique durant cette période. Par ailleurs, le projet éolien pourrait être l’occasion d’ouvrir certains milieux (pour faire des pistes d’accès par exemple) ce qui est favorable au redéploiement du gibier sur le territoire et aux pratiques de chasse.

Le bruit d’une éolienne est constitué avant tout du bruit de la pale qui fend l’air. Lorsque l’on est au pied d’une éolienne récente, le bruit du vent couvre bien souvent le bruit de l’éolienne elle-même. La réglementation impose un éloignement de 500 m des habitations et fixe seuil d’émergence sonore maximale de 5 décibels le jour et 3 décibels la nuit par rapport au bruit ambiant pour les plus proches habitations. De plus, on peut limiter le niveau sonore de plusieurs manières :

• en améliorant la conception des pales et leurs extrémités (c’est le cas avec les éoliennes récentes) ;
• en utilisant certains types d’éoliennes (plus elles sont grandes, plus les pales tournent lentement et moins elles font de bruit) ;
• en privilégiant des éoliennes dont les pales sont équipées de peignes atténuant le bruit lorsque la pale passe devant le mât;
• en programmant leur arrêt à certaines heures de la journée, en soirée par exemple.

L’être humain est continuellement exposé à des champs magnétiques de toutes sortes, qu’ils soient d’origine naturelle (champ magnétique terrestre) ou créés par l’homme pour satisfaire ses besoins en termes de communication, de transport, de confort, etc. (téléphones portables, téléviseurs, ordinateurs…). Les effets potentiels sur la santé des champs magnétiques sont étudiés depuis 30 ans sans qu’aucune expertise n’ait pu démontrer un impact avéré (source : RTE). C’est donc le principe de précaution qui s’applique et l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) a établi un seuil d’exposition aux champs magnétiques, repris par l’arrêté ICPE du 26 août 2011 : 100 μT (microtesla). Une éolienne génère un champ magnétique 20 fois moins élevé que ce seuil réglementaire.

Quelques cas de perturbations des ondes (radio, télévision, antennes de relais de téléphonie mobile) ont été constatés il y a plusieurs années. C’est pourquoi les études préparatoires à l’implantation des projets prennent désormais en compte l’ensemble des servitudes radioélectriques. Avec l’arrivée de la TNT (télévision numérique terrestre), les rares cas de perturbations d’ondes hertziennes ont disparu.

Le sujet sera étudié au cas par cas lorsque les sites d’implantation seront identifiés et lorsque les pistes d’accès seront définies. On peut d’ailleurs imaginer une complémentarité entre les chemins d’accès aux éoliennes et les chemins de randonnée existants (en rénovant certains d’entre eux par exemple).
De même, les sites éoliens peuvent devenir, comme c’est le cas ailleurs, des points d’intérêt pour les randonneurs. Par exemple, des manifestations sportives sont organisées au niveau de parcs éoliens. Tous les ans, la manifestation « Les éoliennes de Roquetaillade tournent pour … » réunit des marcheurs, coureurs à pied et « vététistes » et les fonds récoltés servent à une action de solidarité. Autre exemple, sur la commune de Plouarzel, est organisée une course cycliste : « Grand prix des éoliennes ». Ou encore sur la commune de Névian, près de Narbonne, où est organisée, tous les ans, la « Foulée des éoliennes » proposant une course avec un circuit autour des éoliennes.

La création d’un Parc Naturel Régional est une chance pour le territoire car il permet l’alliance entre le respect de l’environnement et la poursuite du développement économique. Le projet éolien dans les Corbières suit la même ambition. Ainsi, de nombreux PNR ont contribué à l’implantation de parcs éoliens sur leur territoire (Haut Languedoc, Grands Causses, Narbonnaise, etc.) participant ainsi au développement de leur territoire et aux enjeux de la transition énergétique.

C’est un enjeu important et les deux projets (classement Unesco et parc éolien) doivent avancer ensemble. D’ailleurs, ils visent le même objectif : apporter une nouvelle dynamique au territoire des Corbières. Il est possible de citer l’exemple de la cité de Carcassonne qui accueille chaque année plus de visiteurs et d’où l’on voit des parcs éoliens depuis les remparts.

Les sites cathares constituent un enjeu majeur pour le projet : ils ont été pris en compte dès le lancement des études. Les châteaux les plus proches sont à plusieurs kilomètres à vol d’oiseau des sites envisagés : 3 km pour le château de Termes, 7 km pour Peyrepertuse et Aguilar, 10 km pour Quéribus. Les premières études paysagères montrent que le projet sera très peu visible depuis les châteaux et ne modifiera pas la perception de grand paysage des Corbières.

La question de la visibilité depuis les villages est une priorité tant pour les maires des communes concernées à l’origine de ce projet que pour EDF Renouvelables. Les sites d’étude pour l’implantation des éoliennes sont définis en concertation avec les élus locaux qui ont à coeur de limiter au mieux les impacts sur leur commune et notamment la visibilité des futures éoliennes. Le nombre d’éoliennes, leur hauteur et leur emplacement seront affinés au fur et à mesure de l’avancée du projet et plusieurs scénarios d’implantations seront présentés aux mairies et à la population.

Certaines espèces, dont la vue est le sens le plus développé, voient les éoliennes et les évitent. Ce changement de trajectoire à l’approche des éoliennes est observé couramment par les ornithologues. En revanche, d’autres espèces sont plus sensibles aux éoliennes. C’est pourquoi des études spécifiques sont menées pour identifier les espèces présentes et leur fonctionnement sur le site (chasse, nidification, passage…), étudier leur sensibilité à l’éolien et mettre en place les mesures de protection et de prévention adaptées.

Ce projet permettra de répondre significativement aux objectifs de la France mais aussi de la région Occitanie en matière de transition énergétique pour la croissance verte. Plus globalement, ce projet s’inscrit dans la volonté du territoire de devenir un territoire plus autonome énergétiquement. Les habitants pourront-ils directement bénéficier de l’énergie produite par ces éoliennes ? Compte tenu de la puissance (plusieurs mégawatts), la production des éoliennes est envoyée sur le réseau électrique et revient ensuite chez le consommateur via le distributeur d’électricité. L’électricité produite par les éoliennes sera donc utilisée par les habitants via le réseau public.

Dans le cadre de mesures spécifiques, le projet éolien pourrait accompagner la structuration d’une nouvelle offre touristique (création d’hébergements sur les communes, de circuits pédagogiques…) qui aura des retombées positives pour les communes. De même, un parc éolien peut devenir un point d’attraction dans un parcours de randonnées. Ainsi, le magazine Pyrénées (Horssérie histoire Cathares Eté 2016) met avant comme point d’intérêt du GR 36 dans les Corbières : les châteaux, le canal du Midi… et les éoliennes.

En 2015, la filière éolienne représentait 12 500 emplois en France (source SER). Localement par exemple, lors des travaux sur le projet éolien du bassin de Perpignan (« Ensemble Eolien Catalan »), les entreprises catalanes se sont regroupées pour répondre aux appels d’offres permettant ainsi la création et le maintien d’emplois. Au total, le chantier de l’Ensemble Eolien Catalan dans les Pyrénées- Orientales a mobilisé une vingtaine d’entreprises locales.

Oui. Que ce soit dans la sous-traitance auprès d’entreprises du BTP, la fourniture de matériaux, la location de matériels et d’engins de chantier, le commerce local, l’hôtellerie et la restauration… la période de chantier est toujours une opportunité pour l’économie locale. Des entreprises pourront également intervenir pendant l’exploitation du parc avec l’entretien des accès et des sites éoliens
par exemple. EDF Renouvelables travaille au maximum avec les entreprises locales en coordination avec les fédérations professionnelles.